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Les graphes


Dans un réseau social, les liens entre utilisateurs sont complexes. Il est donc nécessaire de représenter simplement, sous la forme d’un graphe. Un graphe est constitué d’un ensemble de sommets ou nœuds - en anglais "vertices/nodes"- (utilisateur) et d’arêtes - en anglais "edges"-(liens entre utilisateurs).

Propriétés d'un graphe


Activité 1 : Dessiner un réseau social

Soit un réseau social à 6 membres : A, B, C, D, E et F.

Le graphe  est illustré ci-dessus, vous pouvez le tracer sur papier ou avec cet outil https://graphonline.ru/fr/.

Faites le même exercice dans Capytale : 5d1f-2663085

La matrice d'adjacence

Une matrice d’adjacence est un outil mathématique de description d’un graphe. Elle schématise, sous forme d’une matrice (tableau à deux dimensions), l’ensemble des liens qui relient les sommets entre eux. Pour un graphe donné la matrice d’adjacence associée est unique.

Exemple :

Activité 2 : Créer la matrice d'adjacence

Vous allez créer la matrice d'adjacence de ce graphe en complétant le tableau suivant, où 1 représente une relation (arête) et 0 l'absence de relation.

  A B C D E F
A 1 1        
B   1        
C     1      
D       1    
E         1  
F 0         1

solution

Le petit monde de Milgram et les 6 degrés de séparation

En 1967, le psychologue américain Stanley MILGRAM reprend l'hypothèse formulée en 1929 par Frigyes Karinthy, écrivain et journaliste hongrois, selon laquelle toute personne est reliée à n’importe quelle autre dans le monde par une chaîne de six relations au plus. Cette théorie des 6 degrés de séparation devient pour Milgram le petit monde.
Sur un graphe, cela se traduit par le fait qu’un sommet est relié à n’importe quel autre par un chemin comprenant six arêtes.

Source : Wikipedia

Cependant, pour que l'idée de S. Milgram fonctionne, il faut :


Depuis l’avènement des « médias sociaux » sur internet, la longueur moyenne des chaînes d’individus s’est réduite. Selon une étude de Facebook en 2011, chaque personne est reliée à toute autre personne par une moyenne de 4,74 intermédiaires.

Et en 2016, Facebook a déterminé que la chaîne était même de 3,5 degrés. (3,46 pour les Etats-Unis, selon le New York Times).

Les 6 degrés de Kevin Bacon

En 1994, des étudiants ont créé un jeu, basé sur les liens entre deux acteurs lorsqu’ils ont travaillé ensemble sur un film, en partant de l'acteur Kevin Bacon : est-il possible de relier Kevin Bacon à n’importe quel actrice ou acteur en utilisant au plus six liens ?

Il existe maintenant une plateforme en ligne où l’on peut vérifier les résultats : https://oracleofbacon.org/. On peut également y calculer les distances entre acteurs (en dehors de Kevin Bacon).

Avec humour, Kevin Bacon a créé une organisation caritative appelée SixDegrees.org dont le but est d'établir un réseau social caritatif.

Les algorithmes

Pour un aperçu du fonctionnement des algorithmes des principaux réseaux sociaux, visitez les liens suivants :

Les bulles de filtres

Les réseaux sociaux ont tendance à créer des communautés, notamment via des algorithmes de recommandation. Ces « petits mondes » fermés sur eux-mêmes peuvent conduire à un repli sur soi et à un appauvrissement de la pensée critique.

La bulle de filtres, théorie développée par Eli Pariser, désigne le mécanisme qui isole un internaute lorsque les informations auxquelles il accède sur Internet sont le résultat d'une personnalisation mise en place à son insu. À partir des différentes données collectées sur l'internaute, des algorithmes vont sélectionner les contenus qui seront visibles ou non par lui. Il reste dans une « bulle » unique et optimisée pour lui.

Ce phénomène se rencontre notamment sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. À partir de données collectées (historique, clics, interactions sociales), ces sites décident ce qui sera le plus pertinent pour un internaute donné. Ils lui fournissent alors l'information la plus pertinente. Si les algorithmes considèrent qu'une information n'est pas pertinente pour un internaute, elle ne lui sera pas présentée.

Dominique Cardon, sociologue français, explique qu'il s'agit du biais cognitif : plus je m'intéresse à un type d'information, plus je suis susceptible de m'inscrire dans un environnement qui me conforte dans mes opinions. C'est effectivement ce que l'algorithme renforce.

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